Opération de nettoyage à Dalgety Bay

29 septembre 2024 •
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Deux ouvriers, équipés de tenues de sécurité, inspectent du matériel au-dessus d'un tapis roulant transportant des échantillons de terre, dans un environnement industriel.

Les spécialistes en radioprotection d'Amentum ont apporté leur savoir-faire essentiel à une opération de dépollution menée sur la plage la plus radioactive d'Écosse. 

Des résidus radioactifs ont été détectés pour la première fois en 1990 sur l'estran de Dalgety Bay, près de Dunfermline, non loin d'un ancien aérodrome où, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, des cadrans et instruments d'avion « phosphorescents » recouverts de radium avaient été incinérés puis enfouis.  

La plage ne présentait aucun danger pour les promeneurs et les plaisanciers, mais les résidus constituaient un risque potentiel pour la santé si les matériaux étaient remués ou retirés. La zone contaminée étant très fréquentée par le public et située à proximité de zones résidentielles et d'un club de voile local, cette affaire avait fait l'objet d'une large couverture médiatique et d'une surveillance étroite de la part de l'Agence écossaise de protection de l'environnement. 

L'équipe d'Amentum a mis au point des instruments permettant de détecter et d'isoler des sources de radium de 10 kilobecquerels (kBq) avec un intervalle de confiance de 95 %, garantissant ainsi à nos clients et à l'autorité de régulation la fiabilité de nos mesures. 

Notre technologie reposait sur l’utilisation de détecteurs à iodure de sodium de trois pouces placés au-dessus des déblais — matériaux résiduels extraits lors d’une excavation, d’un dragage ou d’une exploitation minière — provenant de la plage. L’équipe a modélisé la réponse du détecteur à des sources enfouies dans le sable à différentes distances de celui-ci. Elle a ensuite développé un outil Excel/Visual Basic pour contrôler le système de détection et analyser les données de spectrométrie gamma afin de déterminer si les matériaux situés sous le détecteur contenaient du radium. 

Le système utilisait quatre détecteurs, chacun couvrant une surface de 1,7 ft² (1 600 cm²) de déblais d'une profondeur maximale de 5,9 ins (15 cm). Il était conçu pour analyser jusqu’à 1 765,7 pieds cubes (50 m³) de matériaux au cours d’une journée de travail de huit heures. Bien que le système ait été capable d’atteindre cet objectif, le processus d’excavation peinait à maintenir un flux constant de matériaux. Ce problème a été aggravé par le fait que le nombre de sources découvertes s’est avéré supérieur à ce qu’avait laissé entrevoir la caractérisation préliminaire du site, ce qui a ralenti le débit. 

Afin d'aider notre client à atteindre les objectifs de son programme, nous avons doublé la capacité du système de détection en ajoutant quatre sondes à iodure de sodium supplémentaires. Ce système à huit détecteurs a permis de remettre le projet sur les rails, avec plus de 100 m³ de matériaux analysés certains jours. 

Dès qu’une particule était détectée, elle était localisée puis retirée manuellement à l’aide d’une sonde à iodure de sodium de deux pouces. Le système était conçu pour détecter une particule de 10 kBq située à environ 30 cm du détecteur, sous 15 cm de déblais. Dans une position plus favorable, des particules de moins de 0,1 kBq ont été détectées. Cela a permis à Amentum de réduire considérablement les volumes de déchets – ainsi que les coûts d'élimination –, car le système nous a permis d'extraire de très petites particules de radium sans avoir à évacuer les déblais sains du site. 

Jen Barnes, conseillère en radioprotection et responsable de la radiométrie, a déclaré : « Nous avons été choisis pour mener à bien ces travaux car nous disposons d’une équipe pluridisciplinaire capable de prendre en charge tous les aspects techniques liés à la radioprotection et à la remise en état. » 

« Nous avons pu nous appuyer sur un éventail très varié de compétences, notamment en radiométrie, en radioprotection, mais aussi en modélisation physique, domaine dans lequel nous avons utilisé des techniques de Monte Carlo pour prédire ce qu’un détecteur percevrait lorsqu’il analyse un matériau présentant une certaine géométrie. Nous disposons d’agents ayant plusieurs années d’expérience sur le terrain qui savent comment gérer les problèmes en toute sécurité, et tous les membres de cette équipe pluridisciplinaire sont à notre disposition en interne. » 

« Nous avons pu nous appuyer sur un éventail très varié de compétences, notamment en radiométrie, en radioprotection, mais aussi en modélisation physique, domaine dans lequel nous avons utilisé des techniques de Monte-Carlo pour prédire ce qu’un détecteur percevrait lorsqu’il analyse un matériau présentant une certaine géométrie. Nous disposons d’agents ayant plusieurs années d’expérience sur le terrain et sachant gérer les problèmes en toute sécurité, et tous les membres de cette équipe pluridisciplinaire sont à notre disposition en interne. » 

Contrôle des matériaux avant leur enlèvement de la plage

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