« What the Tech ? » – Repousser les limites de la robotique


Par Seth Eaton | 21 avril 2025
Cliquez ici pour écouter l'épisode du podcast « Environnements difficiles, solutions intelligentes » sur Spotify.
Nous avons lancé notre dernier épisode de « What the Tech ?! » par une plongée en profondeur très instructive dans l’univers de la robotique et des systèmes autonomes — un sujet qui transforme rapidement la manière dont nous inspectons, entretenons et prolongeons la durée de vie des actifs essentiels à nos missions. J'ai eu le plaisir de coanimer cette émission aux côtés d'Erin Ramirez, et nous avons accueilli deux invités exceptionnels : Duncan Steel, notre directeur du développement technique chez Amentum, basé au Royaume-Uni, et le Dr Simon Watson, maître de conférences en systèmes robotiques à l'université de Manchester.
Cet épisode ne portait pas uniquement sur la technologie : il traitait de ce que cela signifie pour notre avenir.
Nous avons commencé par établir quelques définitions. Duncan a défini les « systèmes autonomes » comme des technologies capables de prendre des décisions sans intervention humaine — un besoin croissant à mesure que les systèmes gagnent en complexité et que les environnements deviennent plus dangereux. Et qu’en est-il des robots ? Il faut aller au-delà des visions hollywoodiennes. Simon les a simplement définis comme des outils permettant d’acheminer un capteur, une charge utile ou un dispositif vers un emplacement donné dans l’espace et dans le temps — idéalement avec un minimum d’effort humain.
Ce qui ressort vraiment, c’est le lien direct entre ces travaux et la gestion des actifs. Des infrastructures nucléaires vieillissantes aux futures éoliennes de la mer du Nord, nous sommes confrontés à un défi colossal : comment inspecter, entretenir et optimiser des systèmes critiques de manière sûre et efficace sans disposer d’un nombre suffisant d’opérateurs humains ? Selon Simon, le Royaume-Uni à lui seul devrait avoir besoin de 400 000 nouveaux opérateurs et techniciens d’ici 2050 — un chiffre impossible à atteindre avec les modèles actuels. C’est là que la robotique entre en jeu, non pas pour remplacer la main-d’œuvre, mais pour la renforcer.
Nous avons également évoqué notre partenariat passionnant avec l’université de Manchester, dans le cadre duquel Amentum contribue non seulement à la commercialisation de technologies révolutionnaires, mais soutient également un vivier de talents de bout en bout. Des programmes de licence aux doctorats, nous formons une génération de roboticiens prêts à relever les défis du monde réel. Ce partenariat a déjà porté ses fruits, puisque des étudiants ont rejoint Amentum et que des collaborateurs d’Amentum ont même intégré des programmes de doctorat. C’est une relation qui forme un cercle complet — et elle ne fait que commencer.
Quant aux cas d’utilisation ? Ils existent déjà, et ils se multiplient. Nous avons évoqué les drones autonomes pour l’inspection des structures, les robots téléguidés pénétrant dans des installations radioactives, et même les robots d’égouts équipés de systèmes anticollision. Ce ne sont pas des idées lointaines : elles sont testées, déployées et perfectionnées dès aujourd’hui. Et comme l’a souligné Duncan, dès que les cadres réglementaires et les modèles financiers auront rattrapé leur retard, nous assisterons à une expansion exponentielle.
Le moment le plus passionnant de cette discussion a sans doute été celui consacré aux perspectives d’avenir. Imaginez des systèmes robotiques intégrés, terrestres et aériens, échangeant des données en temps réel. Imaginez des jumeaux numériques des infrastructures permettant des inspections précises, reproductibles et sûres. C’est vers cela que nous nous dirigeons — et Amentum, en collaboration avec ses partenaires universitaires, contribue à ouvrir la voie.
Ce n'était que la première partie de notre conversation, et j'ai hâte de vous en dire plus.
Restez curieux,
Seth



