« What the Tech ? » – Repousser les limites de la robotique (2e partie)

Par Seth Eaton | 30 avril 2025

Cliquez ici pour écouter l'épisode du podcast « Environnements difficiles, solutions intelligentes (2e partie) » sur Spotify.

Bon retour parmi nous, chers amis de « What the Tech ? ». Si vous avez écouté la première partie de notre série de podcasts consacrée à la robotique, vous savez que nous ne nous contentons pas de parler de technologie : nous explorons la manière dont Amentum, en partenariat avec l’université de Manchester, contribue à façonner l’avenir des infrastructures critiques grâce à la robotique et aux systèmes autonomes. Dans cette deuxième partie, nous sommes entrés dans le vif du sujet : les défis concrets, la dimension humaine et les perspectives passionnantes qui s’ouvrent à nous.

Tout d’abord, le déploiement de robots dans des environnements dangereux et difficiles d’accès n’est pas une simple question de « plug-and-play ». Comme nous l’a rappelé Duncan Steel, lorsque l’on opère dans des secteurs hautement réglementés comme le nucléaire ou le ferroviaire, il ne s’agit pas seulement d’accomplir la tâche à accomplir : il faut également gérer les risques, la confiance des parties prenantes et une surveillance rigoureuse. C’est pourquoi la collaboration d’Amentum avec des autorités de régulation telles que l’Office of Nuclear Regulation britannique est si importante. Il ne s’agit pas seulement de construire le robot. Il s’agit d’associer tout le monde — clients, autorités de régulation, ingénieurs — à cette aventure dès le tout début.

Simon Watson a approfondi la question. Ces environnements sont impitoyables. Si un robot tombe en panne en cours de mission dans une zone nucléaire, ce n’est pas seulement un désagrément : il fait désormais partie du flux de déchets. Il ne s’agit pas de systèmes standardisés. Ils sont conçus sur mesure, et la fiabilité est primordiale. Les défaillances survenant au début d’un déploiement peuvent ébranler la confiance ; c’est pourquoi instaurer la confiance par la démonstration et la formation constitue une étape cruciale dans le processus d’adoption.

En parlant d’adoption, Erin Ramirez nous a aidés à aborder l’aspect humain de la question. Comment gérer le changement lorsque des robots apparaissent pour aider – ou prendre le relais – dans des tâches traditionnellement effectuées par des humains ? C’est là que le Cradle Prosperity Partnership fait véritablement la différence. Grâce aux « IDEAs » (Industrial Engagement Activities), les chercheurs d’Amentum et de l’université de Manchester travaillent directement avec les utilisateurs finaux pour évaluer quels problèmes pourraient réellement être résolus par des robots – non pas selon les versions hollywoodiennes, mais grâce à une technologie réelle et viable, dans des délais réalistes.

Nous avons également découvert les travaux fascinants menés dans le domaine de l’interaction homme-robot. Imaginez une tondeuse autonome en train de tailler des haies en bord de route : cela attirerait immédiatement votre attention. Imaginez maintenant que cela se produise sur une autoroute très fréquentée. Ces interactions doivent être étudiées, comprises et gérées afin de prévenir les risques pour la sécurité et de favoriser l’adoption de ces technologies. C’est pourquoi des psychologues participent à ces efforts, et pas seulement des ingénieurs.

Et puis, il y a le potentiel. La robotique touchera toutes les phases du cycle de vie des infrastructures, de la conception à la maintenance, en passant par le démantèlement. Comme l’a souligné Duncan, concevoir des infrastructures en tenant compte de l’accès des robots permet de réduire leur taille, leur coût et leur impact environnemental. C’est ça, l’ingénierie intelligente. Et comme les robots nous aident à collecter des données de manière plus sûre et plus précise, nous utiliserons ces informations pour concevoir des infrastructures plus intelligentes et plus durables pour l’avenir.

Et pour la suite ? Des infrastructures terrestres à la robotique spatiale en passant par les services orbitaux, les possibilités ne sont limitées que par l’imagination (et par un cadre réglementaire adéquat — pas de Skynet ici, les amis). Nous sommes fiers qu’Amentum soit à la pointe de cette évolution, grâce à l’innovation, à l’intégrité et à la collaboration.

Merci encore à Duncan et Simon de s'être joints à nous.

À la prochaine — restez curieux.

Seth


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