Pleins feux sur une ingénieure : Rencontre avec Natalie Eustis

Quel est votre rôle chez Amentum ?
Je suis analyste en facteurs humains chez Amentum. Je travaille sur le programme Artemis de la NASA dans le cadre du contrat COMET (Consolidated Operations, Management, Engineering and Test).
Décrivez une journée de travail type chez Amentum (Une journée dans la vie) :
Ma journée de travail présente de nombreuses similitudes avec celle d’autres ingénieurs, mais avec une différence majeure : elle se déroule au premier port spatial de la Terre, le Centre spatial Kennedy (KSC). En tant qu’analyste en facteurs humains (HF), j’ai la chance unique de travailler sur un large éventail de projets, allant des systèmes matériels comme le système de contrôle environnemental (ECS), qui maintient la fusée Artemis à la bonne température et au bon taux d’humidité avant le lancement, aux systèmes logiciels tels que l’équipe GFAST (Avionics Ground and Flight Application Software Team), qui surveille l’avionique d’Orion et du Space Launch System (SLS) depuis le centre de contrôle de lancement.
Une journée type comprend souvent des réunions d’équipe pour me tenir informé des évolutions des systèmes. Du côté logiciel, je collabore avec les équipes pour évaluer les affichages nouveaux ou mis à jour sous l’angle des facteurs humains, en veillant à ce qu’ils respectent les normes de mise en œuvre et améliorent la convivialité. Ces évaluations font partie de mes évaluations des facteurs humains (HFA), qui constituent un élément central de mon rôle. Pour les projets matériels, en particulier pendant la phase de développement, j’adapte les exigences en matière de facteurs humains aux spécificités de chaque système après avoir analysé la manière dont les opérateurs interagiront avec celui-ci. Je travaille ensuite en étroite collaboration avec les ingénieurs systèmes et les ingénieurs concepteurs pour m’assurer que ces exigences sont respectées tout au long du processus de conception. Cela m’amène souvent à me rendre dans des lieux emblématiques du KSC, tels que le bâtiment d’assemblage des véhicules (VAB) et le centre de traitement des charges utiles multiples (MPPF), afin de vérifier les exigences sur place. Ces visites sur site constituent toujours un moment fort de ma journée ; pouvoir évaluer les conceptions directement dans des environnements aussi historiques et passionnants est une expérience incroyable.
Qu'est-ce qui vous plaît dans votre travail chez Amentum et qu'est-ce que vous trouvez le plus gratifiant ?
Ce que j’apprécie le plus dans mon travail chez Amentum, ce sont les tâches pratiques que j’ai l’occasion d’effectuer au Centre spatial Kennedy. Que ce soit en évaluant des conceptions et en vérifiant les spécifications dans le bâtiment d’assemblage des véhicules (VAB) ou en observant des simulations à l’aide des écrans GFAST au Centre de contrôle des lancements, ces expériences sont incroyablement motivantes et enrichissantes. Elles me permettent de me sentir profondément impliqué dans le programme Artemis, ce qui représente pour moi un rêve devenu réalité. Cela fait longtemps que je travaille pour participer aux vols spatiaux habités ; contribuer à un programme aussi historique est donc à la fois une leçon d’humilité et une source d’inspiration.
Qu'est-ce qui vous a poussé à vous orienter vers une carrière d'ingénieur, et en quoi cela a-t-il influencé votre parcours chez Amentum ?
J'ai étudié le génie biomédical à l'université à la suite d'une expérience très personnelle. À l’âge de 13 ans, ma mère a reçu un diagnostic de cancer de l’utérus, et à 15 ans, elle a subi une hystérectomie réalisée à l’aide d’un système chirurgical robotisé. Cette technologie, conçue par des ingénieurs, lui a donné une chance de guérir et m’a montré l’impact que peuvent avoir les ingénieurs. Même si elle est décédée lorsque j’avais 19 ans, son parcours m’a inspiré à toujours placer l’humain au cœur de mon travail. Cette perspective me guide chaque jour chez Amentum. Je nourris également depuis toujours une passion pour l’exploration spatiale, qui a commencé lorsque mon père m’a fait découvrir Star Wars quand j’étais enfant. Aujourd’hui, j’ai la chance de combiner cette passion avec une ingénierie centrée sur l’humain au sein du programme Artemis, une mission qui façonnera l’avenir des vols spatiaux. Pour moi, c’est plus qu’une simple carrière ; c’est l’occasion d’avoir un impact significatif et de contribuer à quelque chose d’historique. Je suis reconnaissant envers Amentum de m’avoir donné la chance de transformer cette vision en réalité.
Y a-t-il des enseignements ou des points de vue que vous avez découverts en travaillant chez Amentum et auxquels vous ne vous attendiez pas ?
L’une des choses que j’ai apprises en travaillant chez Amentum, c’est à quel point « les personnes » comptent dans n’importe quel métier. Je ne m’attendais pas à ce que la culture d’entreprise ait un tel impact sur moi, mais l’esprit d’équipe authentique, la collaboration et la convivialité qui règnent ici font une énorme différence au quotidien. Toutes les personnes avec lesquelles j’ai travaillé se sont montrées aimables, motivées et prêtes à m’aider, en particulier mon équipe « Human Factors ». Je tiens vraiment à cœur le fait d’avoir une équipe, et une direction au sens large, sur lesquelles je peux compter et avec lesquelles je peux même nouer de véritables liens d’amitié. Cela me rappelle que c’est lorsque des personnes exceptionnelles s’unissent que l’on accomplit un travail exceptionnel.



